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Du rififi dans les OGM
31 juillet, 2007, 8:24
Classé dans : info environnement

BORDEAUX (Reuters) – Un agriculteur de Saint-Dos, dans les Pyrénées Atlantiques a porté plainte pour sabotage de parcelles de maïs biologique, rapportent lundi le président de la Fédération Bio-Aquitaine, Jon Harlouchet, et Patrick De Kochko, ingénieur agronome.

Cette parcelle composée de deux champs de 1.4 hectare et de 0.4 hectare était le sujet d’une « étude scientifique pour mesurer la contamination pollinique générée par des maïs OGM sur des maïs non OGM », dit un communiqué de Bio-Aquitaine.

Cette étude était complétée par une mesure de la contamination des pollens et miels des ruches d’apiculteurs voisins et faisait l’objet d’un suivi par un organisme de contrôle « Qualité-France » qui certifiait l’appellation « Bio » soumise à un cahier des charges du ministère de Agriculture.

La parcelle sur laquelle étaient plantées huit espèces différentes de maïs a été sabotée. Les plantes n’avaient pas un développement normal, « les feuilles jaunissaient, les maïs n’arrivaient pas à grandir ».

L’agriculteur, Bernard Pouey, a porté plainte jeudi dernier auprès de la gendarmerie de Salies de Béarn qui a constaté que les parcelles « entourées par des OGM ont été aspergées d’un produit chimique qui en annule la floraison », dit le communiqué.

Si un sabotage était confirmé par les services de gendarmerie, il s’agirait d’une première en France.

Patrick De Kochko a expliqué que Bernard Pouey avait réservé une petite partie de sa parcelle « pour effectuer notre expérimentation ».

« Nous avions d’ailleurs reçu une aide du Conseil Régional Aquitaine de 20.000 euros. Aujourd’hui, ce sabotage veut nous empêcher de démontrer que la coexistence entre maïs OGM et non OGM est impossible », a-t-il ajouté.

Jon Harluchet a précisé que son association et la Confédération Paysanne du Pays Basque ont aussi porté plainte dans cette affaire.

L’un des problèmes majeurs rencontrés par les membres de cette association et par les militants anti-OGM est de pouvoir localiser les parcelles OGM. En effet, la loi française permet uniquement de savoir la surface exploitée dans une commune mais non la localisation exacte.

En revanche, une directive européenne impose aux Etats membres la publication de registres publics destinés à informer les citoyens sur les emplacements de cultures d’OGM. Le gouvernement français n’a pas encore transposé cette directive.


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